Opéra Garnier


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Arrondissement traversé : 9e

J'avais quelqu'un à voir, derrière l'Opéra, au sujet d'une affaire sans importance, mais il me fallait tout de même voir ce témoin. Je laissai Hélène à la garde de la boîte et me débinai.


Opéra Garnier (1)
Planche 1, case 1 : Auguste Colin, dit Nikolson, se dirige vers les bureaux de Burma, rue des Petits Champs. Vu depuis l'avenue de l'Opéra, le célèbre monument de Garnier est fièle à son poste.


Opéra Garnier (2)
Planche 3, case 5 : Burma se dirige vers son rendez-vous. L'ancienne entrée de l'Opéra, place Garnier, est reprise dans les moindres détails.


Opéra Garnier (3)
Planche 3, case 6 : le détective de choc admire les candélabres aux formes charmantes. Impossible de retrouver le même cadrage que Tardi. Piliers et candélabres sont désormais renforcés d'étais en acier particulièrement laids.



Histoire de Paris : l'Opéra Garnier
C'est l'un des plus vastes théâtres du monde possédant une architecture classique du Second Empire et un plafond décoré par Marc Chagall en 1964.
Le 28 juin 1669 l'abbé Perrin et Robert Cambert obtiennent de Louis XIV le privilège d'Académie d'opéra ou représentations en musique et en langue françoise, fondant ainsi l'Académie royale de musique, qu'ils installent en 1670 dans la salle du jeu de paume de la Bouteille.
Le 29 décembre 1860, une compétition architecturale est organisée pour la nouvelle maison d'opéra. Des 171 architectes participants, Charles Garnier est choisi. Cet opéra est destiné à accueillir l'entourage de l'Empereur, l'élite sociale et argentée, pour qui une nuit à l'Opéra est une excuse plaisante à la réunion des gens et à des retrouvailles. Pour cette raison, les passages, les halls, les escaliers et les rotondes occupent un plus grand secteur que le théâtre lui-même.
Lorsque la salle Le Peletier disparaît dans les flammes en 1873, le nouvel opéra commandé à Charles Garnier par Napoléon III est encore en construction. Il sera inauguré le 5 janvier 1875 et comporte 2 156 places. C'est alors la plus grande scène du monde.
Massenet et Gounod connaissent, en cet opéra, des triomphes, ainsi que Verdi et Wagner. Jacques Rouché, directeur dès 1915 puis administrateur en 1940 fusionnera l'Opéra et l'Opéra comique en Réunion des théâtres lyriques nationaux, où l'Opéra rayonne par la qualité de ses chanteurs autant que par la variété de son répertoire.
Après 1945, au contraire, un déclin réel correspond au désintérêt des Français pour une forme d'art qui ne suscite pas chez eux les révolutions qu'il connaît en Italie et en Allemagne. Malgré quelques grandes réussites, la situation amène à la fermeture en 1972 et à la nomination de Rolf Liebermann comme administrateur général.
La période qui suit, de 1973 à 1980, sera parmi les plus brillantes de l'histoire de l'Opéra, remettant la scène parisienne pour un temps au premier rang mondial. Mais, à la succession de Liebermann, l'ingérence de l'Etat de plus en plus effective ainsi que la dispersion des pouvoirs au sein même de l'établissement seront l'occasion d'un déclin rapide. Et, tandis que le palais Garnier achève de s'enliser sous l'administration de Jean-Louis Martinoty, les querelles de personnes et de pouvoir se cristallisent autour du nouveau théâtre voulu par François Mitterrand et construit par Carlos Ott : l'Opéra-Bastille, inauguré en juillet 1989.
Le Fantôme de l'Opéra, créé par Gaston Leroux, continue, dit-on, d'y mener ses sinistres activités !